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L’on ne pourra pas comprendre l’humanisme, « qu’est ce l’homme ? », sans dialoguer avec les autres civilisations. « L’humanisme ne pense pas assez haut l’humanitas de l’homme », reconnait la philosophie moderne. La civilisation de l’humanisme n’est pas visible, c’est parfois même le contraire qui transparait. Il ne s’agit pas de faire retour au religieux comme solution, mais de réactiver l’humanisme, car 1- l’autrui contribue à faire connaître ce que veut dire être « humain » 2- s’ouvrir à des normes communes a peu à voir avec les dangers que les approches fermées font courir à la liberté et à la dignité des hommes 3- vivre ensemble est incontournable. Les défis communs appellent à faire entendre la voix de cultures dignes de leurs hautes traditions, non pas “modérées” - qualificatif faible- mais celles de l’interprétation, de l’ouverture, de la hauteur de pensée, ce qui n’exclut pas la vigilance, la critique et l’autocritique. Retrouver des normes universelles qui organisent la vie en commun sans avoir à nier autrui est une des tâches essentielles de notre temps. Des politiques et des média imposent au Nord un discours négatif sur autrui différent, au Sud sur l’Occident. Edifier des passerelles est vital. La centralité de la Méditerranée ne peut être niée, en conséquence on ne peut se limiter à des projets techniques. Sans les dimensions humaines et culturelles, le partenariat sera amputé de l’essentiel. Nous aurions espéré que l’UPM par exemple, soit celle d’un partenariat entre l’Union européenne et le monde Arabe. La visibilité aurait été grande. Il n’y aurait eu aucune appréhension, ni celle d’une normalisation prématurée avec Israël, ni celle qui dévie l’adhésion de la Turquie à l’UE. Les concepts de monde arabe et de Maghreb qui renvoient à des dimensions géoculturelles doivent êtres gardés en vue, la Méditerranée n’est pas le lieu de la dilution. Les Lumières de la raison, instrumentalisée n’ont pas éclairé la totalité de l’être humain, alors que des questions culturelles comme « comment apprendre à vivre ?», « qu’est-ce que l’homme ? », « quel sens donner à la vie ? » se posent, on nous refuse le droit à la critique. Les Européens s’interrogent sur l’état du monde musulman : les débats sur la réforme, le pluralisme, la bonne gouvernance? Ce n’est pas islamophobe de poser ces questions. Mais, à l’opposé de ce que des non-musulmans peuvent penser il existe une islamophobie où c’est le musulman, comme le Juif hier, qui est condamné. Hantée par la religion, l’Europe est traversée par deux mouvements, l’effort pour faciliter le partenariat et une tournure crispée envers les musulmans.
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PAZ
SALAM
SHALOM |
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